Bonjour à tous,
Microsoft vient de faire évoluer l’architecture de Microsoft 365 Copilot de manière majeure. Ce n’est ni une mise à jour cosmétique ni un simple chatbot amélioré.
Ces changements auront des conséquences directes pour l’écosystème IA et les usages métier.
Pourquoi Microsoft fait évoluer Copilot ?
Depuis 2023, Microsoft est lié à OpenAI, avec plusieurs milliards de dollars investis. Copilot reposait donc exclusivement sur des modèles GPT.
Dans les faits, l’adoption a été plus complexe que prévu, notamment sur :
- les tâches longues et complexes,
- le raisonnement multi‑étapes,
- les scénarios réellement transverses (Word + Excel + Outlook + Teams).
Microsoft n’a jamais parlé d’échec, mais les retours clients et les chiffres d’usage les ont clairement poussés a faire bouger les choses.
Copilot devient multimodèle
Ces derniers jours, Microsoft à annoncé que Copilot n’est plus lié à un seul fournisseur de modèles.
GPT de Open AI reste le modèle par défaut et Claude de Anthropic est intégré pour des scénarios comme :
- le raisonnement approfondi,
- la relecture et la critique,
- les agents autonomes,
- la recherche avancée.
Il ne s’agit pas d’un remplacement, mais d’un mélange intelligent de plusieurs modèles, qui seront utilisés en fonction du besoin.
Copilot Cowork
En mars 2026, Microsoft à lancé Copilot Cowork, actuellement disponible via le programme Frontier.
Copilot Cowork est un agent capable de :
- planifier des tâches longues,
- exécuter des actions dans Microsoft 365,
- suivre l’avancement,
- demander des validations humaines.
Le fonctionnement est très différent. A présent vous devrez, par exemple, décrire un objectif et Copilot le décomposera en étapes. Copilot agira ensuite dans Word, Excel, Outlook et Teams tout en vous laissant le contrôle via des points de validation ou l’IA vous demandera de valider/confirmer des actions effectuées par Cowork.
Des workflows impossibles avec un simple assistant
Dans les démonstrations officielles, Copilot analyse plusieurs semaines de réunions, consolide les notes et génère automatiquement un document Word structuré et un tableau Excel de suivi, le tout, sans logique « prompt par prompt ».
Ce sont des workflows transverses, impossibles à obtenir avec un assistant conversationnel classique.
Où intervient réellement Claude ?
Il intervient dans des composants précis :
- Copilot Researcher
- mode Critique : un modèle génère, un autre relit,
- mode Council : comparaison multi‑modèles.
- Copilot Studio
- création d’agents personnalisés,
- orchestration avancée.
- Copilot Cowork
- raisonnement agentique,
- planification multi‑étapes.
Claude complète GPT. Il ne le remplace pas.
Et l’Europe dans tout ça ?
Pour les entreprises situées en UE, UK et EFTA, les modèles Anthropic sont désactivés par défaut. Un administrateur devras explicitement les activer dans le centre d’administration Microsoft 365.
La raison est réglementaire. Les modèles Claude ne sont pas inclus dans l’EU Data Boundary et leur activation implique un transfert de données hors UE.
Conclusion
Ce que Microsoft construit ici n’est pas une version 2.0 de Copilot, mais une plateforme d’agents capables de raisonner, planifier et agir, avec plusieurs modèles qui seront automatiquement sélectionnés en fonction du besoin. C’est probablement l’un des signaux stratégiques le plus fort envoyé à l’écosystème IA depuis deux ans.
Microsoft doit rester dans la course. De plus en plus de power users de l’IA évoluent aujourd’hui dans l’écosystème macOS. Cette tendance s’est nettement accentuée ces derniers jours avec l’arrivée de Claude Cowork et d’autres outils permettant à l’IA de prendre la main sur la machine et l’arborescence des fichiers. À ce stade, ces fonctionnalités ne sont disponibles que sur Mac.
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